Ce dimanche à Portimao, Nicolo Bulega a inscrit son 1er point en MotoGP. Et une erreur qui lui a couté 3 secondes l’a empêché d’en inscrire davantage.
Le but de Bulega était de prendre cette course comme un long relais, comme une séance d’essais libres et d’acquérir des automatismes.
Et après avoir passé la majeure partie de la course dans l’échappement de Miguel Oliveira avec un rythme autour de 1’40″0, il a profité de son erreur pour avoir un peu de champ libre et augmenter le rythme.
Et sur les derniers tours, Bulega a roulé dans la fenêtre des 1’39 » avec un meilleur tour en 1’39″3 et il avait le rythme de ceux entre la 6ème et 10ème position en fin de course.
Mais tout comme hier, son principal problème a été le freinage où il n’arrive pas à freiner instinctivement car c’est la plus grande différence avec sa Panigale.
Et parfois, au détour d’une interview, on apprend des informations et se projetant dans les prochaines semaines, il a parlé du test de Valence, preuve qu’il commencera son rôle de pilote testeur dès la semaine prochaine.
Et il est allé plus loin en disant qu’il était impatient d’être au shakedown de Sepang, ce qui confirme que son rôle de pilote d’essai sera plutôt intense.
Voici ses impressions.
Parlez-nous de votre course.
Pendant les premiers tours, j’étais très calme, je voulais juste faire chauffer le pneu avant pour comprendre comment freiner. Tout au long de la course, je me répétais : « Ne freine pas comme en Superbike, ne freine pas comme avec des pneus Pirelli. » Je ne pouvais pas utiliser mon style de pilotage naturel et je devais constamment réfléchir à la façon de réagir sur la moto. C’est difficile d’être aussi rapide car on ne réfléchit généralement pas beaucoup en pilotant.
Les premiers tours ont été un peu difficiles, mais lorsque j’ai rattrapé Miguel et les pilotes de devant, j’ai commis une erreur au virage 5. Après avoir progressivement adapté mon pilotage à la moto, j’ai rejoint le groupe autour de Miguel Oliveira. Mais ensuite, dans le feu de l’action, j’ai brièvement perdu le fil de ma course.Pour éviter la chute, j’ai dû élargir ma trajectoire dans le duel et j’ai perdu deux ou trois secondes sur Miguel.
Après cela, j’ai simplement essayé de m’adapter à la moto, et je pense avoir compris certaines choses que je mettrai en pratique dès le début de l’année à Sepang .
Dans les derniers tours, j’ai essayé d’adapter mon pilotage à la moto et je pense avoir appris des choses intéressantes. Je vais essayer de les mettre en pratique dès le départ à Valence. Mon meilleur tour était dans l’avant-dernier, alors que le pneu était déjà usé, ce qui me fait plaisir. Si je reste bien en selle, je comprends beaucoup de choses et, au final, je peux être plus rapide.
Le rythme était vraiment bon dans les six ou sept derniers tours. Je suis très content de la deuxième partie de la course.
Ma dernière course à Valence remonte à 2021, donc la première journée sera difficile. Ce n’est que mon deuxième week-end en MotoGP. Ce sera compliqué, mais j’aurai aussi le test après la course.
Est-il plus facile de passer d’une Superbike à une MotoGP ou l’inverse ?
Pour moi, c’est beaucoup plus facile de passer d’une MotoGP à une Superbike car les pneus Pirelli inspirent bien plus confiance. Quand on est habitué à la confiance qu’offre une Superbike, on arrive en MotoGP et on a beaucoup moins confiance avec les pneus Michelin. Il faut rester calme et se retenir constamment. En revanche, on se rend compte qu’on peut prendre plus de risques. C’est une sensation bien plus agréable.

Il a donc réfléchi au fait qu’il ne fallait pas réfléchir. 😉
Je taquine, mais je trouve sa réflexion intéressante.
Plus je découvre Nicolo, plus je l’apprécie.
Beaucoup de pilotes disent qu’il faut plutôt réfléchir à la stratégie. Le pilotage c’est plus instinctif et aussi clairement des habitudes pour eux et de l’automatisme.