Gigi Dall’igna fait le bilan de Ducati pour la saison 2025 et il est admiratif du bilan de Marc Marquez.

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 4 Min Read

Même si la fin de saison a été moins positive pour Ducati mais l’absence de Marc Marquez y a été pour beaucoup, le boss de Ducati Corse ne peut qu’être heureux d’un bilan encore une fois extraordinaire.

La concurrence est revenue en fin de saison, Ducati devra redoubler d’efforts mais cette concurrence ne saura que début 2026 si son retour n’a été qu’un mirage vu l’absence du septuple champion du monde MotoGP.

Voici le bilan de Gigi Dall’Igna et il commence par Marc Marquez :

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, tandis que la philosophie qui les sous-tend, “être, travailler et gagner”, leur donne toute leur dimension.

C’est ce que nous représentons pour Marc et son championnat sensationnel : 545 points, 11 Grands Prix, 8 pole positions et 14 sprints, avec 10 doublés, dont 7 consécutifs.

Il est le premier pilote Ducati à enchaîner 15 victoires consécutives, sprints et Grands Prix confondus, le premier à monter sur le podium lors de 11 courses d’affilée et le premier à terminer la saison avec plus de dix victoires, sprints et Grands Prix confondus.

Mais ce qui compte aussi, voire plus, c’est que son retour, son retour à la compétition d’abord au sein d’une équipe satellite, sa ténacité et son enthousiasme incarnent une ambition non pas financière, mais celle d’un champion désireux de retrouver les sensations perdues lors de son périple de ces dernières années : la lueur dans ses yeux est le signe d’une aventure humaine plus qu’une simple aventure sportive, vécue avec l’humilité d’un coureur qui a toujours quelque chose à apprendre.

L’enthousiasme d’un débutant et l’expérience d’un vétéran : il est un exemple pour tous et un honneur pour l’équipe Factory de l’avoir parmi nous.

Il passe ensuite à Pecco bagnaia :

La même équipe d’usine a aussi souffert à cause d’ un Pecco très malchanceux, il faut le dire, surtout dans la dernière partie du championnat : il n’a pas réalisé tout ce qu’il aurait pu, même dans des conditions loin d’être idéales. Sans aucun doute, les choses auraient dû être différentes, mais si l’on ajoute la malchance à cela, tout devient beaucoup plus difficile, aussi bien pour l’équipe que pour le pilote.

Si nous voulons tirer des leçons précieuses, je suis convaincue que nous devons assimiler ces situations comme des anticorps et en puiser une détermination encore plus grande pour aller de l’avant et retrouver notre niveau d’antan. C’est une leçon essentielle, car, après tout, en 2026, nous serons inévitablement confrontés à d’importantes inconnues ; il est donc préférable de tirer les leçons du passé.

Et enfin il parle du reste des pilotes Ducati et on remarquera qu’il n’a pas cité Franco Morbidelli :

Alex Márquez a fait un bond en avant considérable, s’imposant comme l’un des protagonistes incontournables et méritant sans aucun doute la moto d’usine pour la saison prochaine.

Diggia, pour sa part, a réalisé une magnifique seconde moitié de saison, enchaînant les podiums en Australie et, surtout, à Valence, où il a terminé troisième à deux reprises entre samedi et dimanche.

Ducati a toujours eu un faible pour les jeunes pilotes ; ils sont importants, ils comptent beaucoup pour nous, et c’est une grande satisfaction de les voir accomplir de si belles choses et même gagner dès leur première saison en catégorie reine. Bravo, Aldeguer !

Bulega complète le tableau : non seulement en qualifications et en course, mais surtout lors des essais, il a démontré qu’il avait le potentiel pour être le pilote d’essai idéal pour 2027.

Leave a review