Marc Marquez : « Je suis heureux de ne pas avoir été projeté en l’air ».

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 3 Min Read

Ce n’est surement pas le week-end que le champion du monde en titre espérait.

Une fin de course frustrante en Sprint et une explosion de la jante sur un vibreur lors de la course de ce matin qui a créé une crevaison.

Le pilote espagnol savait que Bezzecchi était au dessus du lot, alors il visait la seconde position et c’est pour cela que confronté à un physique pas à 100%, il a assuré énormément en début de course et a attaqué sur la seconde partie.

On connait Marc Marquez avec les pneus usés, une seconde position lui tendait probablement les bras mais patatra, crevaison et abandon.

Il repart de Buriram avec seulement 9 points. Mais dans 3 semaines, RDV au Brésil, tout nouveau circuit et quand on connait les qualités d’adaptation de Marc Marquez, il pourrait taper très fort là bas avant son rdv à « domicile » à Austin.

Que s’est-il passé ?

Il s’est passé quelque chose d’inhabituel . Dans ce virage, même lors des essais, de nombreux pilotes ont élargi leur trajectoire et rien de tel ne s’était jamais produit. C’est un virage typique où l’on fait une petite erreur, on élargit sa trajectoire, on reprend sa place et il ne se passe rien ; il faut surtout faire attention aux doubles vibreurs à l’entrée de la piste , mais à la sortie, une crevaison, c’était du jamais vu.

C’était très étrange, je ne saurais pas vraiment dire . J’ai eu de la chance de ne pas être éjecté lorsque le pneu et la jante ont explosé. Que s’est-il passé ensuite ? Je ne sais pas, c’était comme si j’avais heurté un vibreur , mais le vibreur est conçu de telle sorte que cela ne devrait pas arriver… et pourtant, c’est arrivé.

Quel était votre plan aujourd’hui ?

Mon plan était de gérer mon énergie et de préserver mes pneus pour donner le maximum dans les dix derniers tours , moment où nous attaquions vraiment. J’ai eu une petite frayeur au virage quatre et j’ai décidé de jouer la sécurité, en élargissant ma trajectoire pour reprendre ma place même si cela allait me coûter du temps . Mais bon, la chance n’était pas de notre côté aujourd’hui.

Je me voyais sur le podium. J’étais proche ; je n’aime pas le dire avant d’y être parvenu, mais dans les derniers tours, je gérais la course tranquillement. Je me sentais bien, et je voyais bien que Raúl, surtout, était en difficulté. Avec Pedro, je ne sais pas, j’aurais peut-être tout donné avec lui jusqu’au bout, mais je pense qu’une troisième place était réaliste. Au final, le bilan est de zéro point.

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