La pause de 4 semaines qui vient de s’écouler a surement fait du bien au champion du monde en titre.
Il a pu reposer son épaule tout en s’entrainant à la salle et au guidon d’une Ducati V2.
Pour lui, Marco Bezzecchi est l’immense favori et c’est logique, il a remporté les 3 premiers grands prix.
Quant au problème rencontrés par les Ducati en 2026, son avis diverge de ceux de Bagnaia et GIannantonio, ce qui ne doit pas arranger Gigi Dall’Igna.
Comment s’est déroulée cette pause de 4 semaines ?
Cette pause était importante pour moi car elle m’a permis de poursuivre ma récupération. Je peux dire que je suis sur la bonne voie pour réaliser une bonne performance ici à Jerez ? Je me sens beaucoup mieux que lors des courses précédentes. Je suis en bonne forme pour la compétition. Mais cela ne signifie pas que je serai le plus rapide ce week-end. En ce qui concerne ma condition physique, je me sens beaucoup mieux.
Comment vous-êtes vous entrainé ?
J’ai piloté la Ducati la V2. Mais j’ai surtout travaillé ma condition physique. En musculation, on a un point de repère avec les haltères. Maintenant, je peux dire que je suis au bon niveau pour piloter la moto. Lors des premières courses, nous avons cherché à identifier nos points faibles. Nous avons travaillé sur ces points faibles et nous avons progressé.
Avez-vous eu des problèmes de force physique sur les premiers grands prix ?
C’est un ensemble de facteurs. Lors des dernières courses, j’étais un pilote différent le vendredi par rapport au samedi ou au dimanche. Ça n’a fait qu’empirer. Quand on garde le coude levé, c’est une position de protection. Quand on le baisse, on a confiance et on n’a pas mal. C’est ce sur quoi on travaille. Même après mes autres blessures, au début, je gardais le coude très haut. Petit à petit, j’ai toujours trouvé la bonne position. Mais je pense être à un bon niveau maintenant, même si je ne suis pas encore à 110 %.
L’accident à Austin vous a t’il affecté ?

C’était un gros accident. J’ai encore été touché au bras droit, qui est toujours blessé (il montre son bras). J’avais le bras bandé, donc ça ne se voyait pas. Mais ce bras droit, et ma blessure pas encore complètement guérie, ont rendu le week-end difficile.
On dit souvent que la saison comme à Jerez, qu’en pensez-vous ?
La saison commence dès la première course. Nous étions sur trois circuits très différents, avec trois types de pneus différents à l’arrière. Le vainqueur est resté le même partout. Bezzecchi est clairement le favori. Il a mené tous les tours lors des dernières courses. Nous devons continuer à travailler et progresser encore, tant au niveau du pilotage que pour nous rapprocher collectivement des Aprilia. Actuellement, elles sont la référence.
Pecco Bagnaia a dit que le problème des Ducati se situait en pneus neufs, faites-vous le même constat ?
C’est un problème récurrent pour toutes les Ducati. Je suis le seul à être plus à l’aise avec ça. Elles se sentent bien avec des pneus neufs, contrairement à moi. Il faut trouver un compromis, avec différents réglages et styles de pilotage. Les Aprilia semblent avoir une excellente vitesse en virage ; elles ont trouvé un meilleur équilibre entre performance et usure des pneus.
