Ce n’est surement pas le week-end que le champion du monde en titre espérait.
Une fin de course frustrante en Sprint et une explosion de la jante sur un vibreur lors de la course de ce matin qui a créé une crevaison.
Le pilote espagnol savait que Bezzecchi était au dessus du lot, alors il visait la seconde position et c’est pour cela que confronté à un physique pas à 100%, il a assuré énormément en début de course et a attaqué sur la seconde partie.
On connait Marc Marquez avec les pneus usés, une seconde position lui tendait probablement les bras mais patatra, crevaison et abandon.
Il repart de Buriram avec seulement 9 points. Mais dans 3 semaines, RDV au Brésil, tout nouveau circuit et quand on connait les qualités d’adaptation de Marc Marquez, il pourrait taper très fort là bas avant son rdv à « domicile » à Austin.

Que s’est-il passé ?
Il s’est passé quelque chose d’inhabituel . Dans ce virage, même lors des essais, de nombreux pilotes ont élargi leur trajectoire et rien de tel ne s’était jamais produit. C’est un virage typique où l’on fait une petite erreur, on élargit sa trajectoire, on reprend sa place et il ne se passe rien ; il faut surtout faire attention aux doubles vibreurs à l’entrée de la piste , mais à la sortie, une crevaison, c’était du jamais vu.
C’était très étrange, je ne saurais pas vraiment dire . J’ai eu de la chance de ne pas être éjecté lorsque le pneu et la jante ont explosé. Que s’est-il passé ensuite ? Je ne sais pas, c’était comme si j’avais heurté un vibreur , mais le vibreur est conçu de telle sorte que cela ne devrait pas arriver… et pourtant, c’est arrivé.
Quel était votre plan aujourd’hui ?
Mon plan était de gérer mon énergie et de préserver mes pneus pour donner le maximum dans les dix derniers tours , moment où nous attaquions vraiment. J’ai eu une petite frayeur au virage quatre et j’ai décidé de jouer la sécurité, en élargissant ma trajectoire pour reprendre ma place même si cela allait me coûter du temps . Mais bon, la chance n’était pas de notre côté aujourd’hui.
Je me voyais sur le podium. J’étais proche ; je n’aime pas le dire avant d’y être parvenu, mais dans les derniers tours, je gérais la course tranquillement. Je me sentais bien, et je voyais bien que Raúl, surtout, était en difficulté. Avec Pedro, je ne sais pas, j’aurais peut-être tout donné avec lui jusqu’au bout, mais je pense qu’une troisième place était réaliste. Au final, le bilan est de zéro point.

Quel déjanté ce Marc Marquez, il fait des trucs qu’on a jamais vu avant ! 🤗
la fim avait interdit les jantes en carbone et en magnésium pour éviter ce genre d’aléas…
là c’est de l’aluminium forgé je pense, mais ça a l’air fin comme un carénage.
Jantes en carbone interdites, peut-être mais jantes en magnésium non !
Elles sont quasiment toutes en magnésium forgé.
ah ouais…
je me rappelle de ça, en 2000 ou 2001, les teams de championnat d’europe supermono avait tous des roues carbones récupérées en mondial grâce à ce règlement et pour pas cher, il me semblait en être de même pour le magnésium
Piqué « ailleurs » :
Aujourd’hui, toutes les jantes des MotoGP, Marchesini (Ducati, Aprilia, KTM, Honda), ou OZ Racing (Yamaha), sont en magnésium, un matériau rigide, très léger mais fragile. Le magnésium pur fond à environ 650 °C, mais les alliages de magnésium (comme ceux utilisés pour les jantes en MotoGP, souvent AZ80, ZK60, WE43 ou similaires forgés chez Marchesini) commencent à se ramollir (perte significative de résistance mécanique, creep accru, ductilité qui augmente) bien avant cela :
À température ambiante (20–25 °C) : Résistance élevée (yield strength ~200–300 MPa, tensile strength ~300–400 MPa selon l’alliage et le traitement).
Dès 95–150 °C : Début du ramollissement notable pour les alliages classiques (AZ80, AZ91, etc.).
Perte de yield strength de 20–40 % par rapport à l’ambiante.
Les alliages traditionnels commencent à montrer du creep (déformation lente sous charge constante) et une diminution de la rigidité.
Quand on voit la finesse du bord de jante et comment sont faits les vibreurs de ce type « misano200 » on comprend bien comment ça peut se produire . Les jantes sont fragile et ces vibreurs ne sont absolument pas conçus pour rouler par dessus avec un angle prononcé car il sont saillants sur le rebord extérieur . Il suffit que le bord du vibreur coïncide avec la jonction pneu-jante et Paf ! Bingo !
les couvertures chauffantes montaient déjà à 80-90° il y a 20 ans, aujourd’hui ils elles chauffent aussi la jante pour que le pneu reste chaud plus longtemps. et là tu m’dis que ça commence à se ramollir entre 95 et 100°…
bon, j’comprends qu’ça n’étonne personne et que l’on reporte la faute sur des vibreurs trop agressif…
Cette photo, le fabricant de jantes Marchesini s’en serait passé.
les couvertures chauffantes montaient déjà à 80-90° il y a 20 ans, aujourd’hui ils elles chauffent aussi la jante pour que le pneu reste chaud plus longtemps. et là tu m’dis que ça commence à se ramollir entre 95 et 100°…
bon, j’comprends qu’ça n’étonne personne et que l’on reporte la faute sur des vibreurs trop agressif…
j’répondais à Bimo…
👍🫡