Le chirurgien de Marc Marquez l’affirme, son bras droit n’a plus que 50% de ses capacités !

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 4 Min Read
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A Aragon, Davide Tardozzi a fait une étrange déclaration, à savoir que le bras droit de Marc Marquez était plus handicapant après l’Indonésie 2025 qu’après sa chute de Jerez en 2020.

Ce qu’il voulait dire, c’est qu’après sa dernière opération de l’humérus, l’épaule droite avait retrouvé une grande partie de ses capacités et il l’a démontré en 2025 en survolant la saison.

Mais la blessure à Mandalika 2025 semble avoir été le coup de grâce et Samuel Antuña, le spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l’hôpital international Ruber a évoqué l’état de santé de Márquez dans une interview accordée à El Periódico :

Je n’oserais pas dire qu’avant Mandalika 2025, son bras droit était en parfait état, mais il pouvait concourir ; il ne ressentait pas trop de gêne, même s’il était encore faible. La force qu’il pouvait exercer avec son bras droit n’était pas comparable à celle qu’il pouvait exercer avec son bras gauche.

L’accident en Indonésie a signifié tout recommencer à zéro. Une luxation de ce type, pour quelqu’un qui roule à 350 kilomètres par heure, doit impérativement bien guérir afin d’éviter toute séquelle.

Marc continuait à courir, à se battre pour la victoire, mais il avait du mal à contrôler son bras, ce qui lui causait des douleurs et des chutes.

Nous avons constaté que l’un des nerfs les plus importants du bras, le nerf radial, était comprimé de manière dynamique par ce fragment d’os. Dans certaines positions, en course comme à l’entraînement, Marc perdait complètement le contrôle de son bras, et c’est pourquoi il chutait.

Marc a un grand dorsal fort, mais mécaniquement altéré ; le grand rond aussi, c’est-à-dire qu’il présente des altérations musculaires, mais surtout, son plus gros problème est la perte de force de ses biceps.

C’est le résultat des nombreuses manipulations, du relâchement et du repositionnement des muscles lors des différentes opérations.

Il ne lui manque aucun muscle, mais ils ne sont pas parfaits ; ils sont un peu atrophiés, un peu altérés, et c’est pourquoi il n’a pas autant de force dans ce bras que dans le gauche.

Ce bras est très limité en force, surtout le biceps. Je pense que l’expression selon laquelle Marc court actuellement avec un bras et demi correspond bien à l’état actuel de son bras droit.

Le biceps continuera de se renforcer , mais la récupération est moins rapide et moins efficace à 33 ans qu’à 22 ans. Ce n’est en aucun cas un bras normal, et il ne le sera plus jamais.

Marc a du mal à jouer au padel , cela en dit long. Si Marc était Carlos Alcaraz, il aurait dû prendre sa retraite du tennis professionnel.

Marc tente de compenser tous ces manques en s’entraînant encore plus dur, si possible, et en adaptant son style de pilotage aux caractéristiques actuelles de son bras. Maintenant, après tout ce que nous avons vécu et appris ensemble, il est plus mature et réfléchit beaucoup plus avant de prendre une décision.

Cliniquement, il est difficile de comprendre ce que fait Marc, la façon dont il continue à gagner des courses.

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