Quand Jack Miller a su que son avenir en MotoGP était terminé, il a cherché du côté du championnat du monde de Superbike.
Et ce qui a surpris Jack, c’est que la somme qu’il a demandé a fuité dans la presse.
Il nous apprend qu’il a pris contact avec tout le monde sauf Bimota mais en sous-entendus, on comprend qu’il n’est pas allé dans une équipe indépendante Ducati car il n’aurait pas été payé.
Voici ses propos :
Est-il vrai que vous avez demandé un millions d’euros à Yamaha ?
C’est exact. Au final, j’adore ce métier et je le ferais gratuitement, mais tous les pilotes devraient être payés à leur juste valeur. Il nous faut du temps pour bâtir notre réputation, notre marque, notre nom. Le Championnat du Monde et ses organisateurs gagnent beaucoup d’argent, ils devraient donc pouvoir rémunérer les acteurs clés en conséquence. Lors des négociations, on commence par proposer un salaire élevé, l’autre par proposer un salaire plus bas, et on finit par trouver un terrain d’entente. Je ne sais toujours pas comment les médias ont eu vent de l’affaire.
J’ai discuté avec tous, sauf Bimota, car je n’avais aucun contact avec eux et leurs pilotes étaient déjà confirmés. Il s’agissait de déterminer quel projet serait le plus judicieux pour ma progression. J’ai une vision pour le Championnat du Monde Superbike, notamment avec les nouveaux pneus Michelin.
Pour avoir une moto capable de remporter le titre mondial, il faut faire certains sacrifices. Aujourd’hui, c’est plus vrai que jamais : certains pilotes roulent gratuitement sur une Ducati, tandis que d’autres la paient. C’est absurde. Il s’agit donc de trouver la bonne formule. J’espère que nous pourrons retrouver le niveau de Yamaha, qui a décroché le titre mondial il y a cinq ans.
Pour rappel, la dernière victoire d’une Yamaha date d’Assen 2025 avec Andrea Locatelli quand Bulega a abandonné sur problème technique et le dernier titre date de 2021 avec Toprak Razgatlioglu.
A noter que Yamaha n’a remporté que deux titres en WSBK, avant le turc, le premier titre a été remporté par Ben Spies en 2009.
