Pirelli va faire le grand bond vers la catégorie reine en 2027 et les tests ont déjà commencé pour être fin prêts.
Le manufacturier italien sait qu’il doit concevoir des pneus prototypes et que le tâche sera largement plus ardue que pour d’autres disciplines où les pneus sont construits en grande quantité et pour le commerce.
Giorgio Barbier, responsable Pirelli nous parle de ce challenge :
Nous sommes conscients que le MotoGP n’est pas une simple nouvelle catégorie dans laquelle nous nous engageons en sport moto. Au sein de notre organisation, chacun comprend ce dans quoi nous nous engageons : le MotoGP est une discipline à part entière. Mais en même temps, nous essayons de décomposer la tâche en ses aspects les plus essentiels.
Le plus grand défi : cette fois-ci, nous n’avions pratiquement aucune idée des motos que nous allions équiper. Personne ne le savait, car les 850 sont nouvelles pour tout le monde. Et nous n’avions aucune idée non plus de la façon dont les constructeurs allaient gérer la situation. Maintenant, nous avons une idée plus précise et quelques premières données – et je dois dire que ce fut une excellente surprise pour moi. De toute ma carrière, je n’ai jamais rien vu de tel : cinq constructeurs aussi ouverts et coopératifs.
Lors du test de Misano, je m’attendais à beaucoup de secret, mais c’était tout le contraire. Rien n’était caché ; tout était très direct, ouvert et honnête, ce qui a été un énorme avantage pour nous. Je pense que c’est précisément cette ouverture qui nous permettra de progresser plus rapidement ensemble dans l’atteinte de nos objectifs.
Oui, la situation est incomparable avec le Superbike. À nos débuts en Superbike, nous étions des inconnus ; les autres étaient des géants. Le chemin a été long, mais nous avons persévéré et beaucoup appris, ce qui nous permet aujourd’hui de nous entraider pour notre entrée en MotoGP.
Nous sommes désormais dans une phase cruciale, et nous respectons les échéances fixées. Cependant, il ne faut pas oublier qu’en MotoGP aussi, le succès repose sur les données et l’expérience, et pour l’instant, nous ne disposons que d’informations provenant de quatre circuits. Le chemin est encore long, mais avec la même méthodologie qui nous a permis de réussir en Moto2 et Moto3, nous allons continuer à travailler sur les performances de nos produits.
