Alex Marquez (5ème) : « L’incident Diggia et Marc ? Quand on lance un boomerang, il revient toujours. »

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 4 Min Read

Alex Marquez semble avoir réalisé un exploit ce dimanche se mêlant à la lutte des pilotes Ducati.

Le vice-champion du monde en titre toujours amoindri après sa grave chute en Catalogne en a fait une autre ce vendredi qui aurait pu lui fracturer l’épaule. Mais il a quand même eu un hématome à l’épaule droite, celle fracturée et des abrasions au bras gauche.

D’ailleurs, après avoir roulé en FP2, il décidait de ne prendre aucun risque et n’a pas participé à la Q2, il s’est donc élancé 12ème.

La course a été très dure et il reconnait qu’il aurait peut-être abandonné s’il ne s’était pas retrouvé dans la bagarre avec les autres Ducati.

Et il a eu aussi un moment sur la bataille Giannantonio-Marc et il considère qu’une telle attaque risquée doit se faire en fin de course, pas à ce moment là.

Que pensez-vous de l’incident entre votre frère et Digia ?

Au final, je pense que ce n’était pas une manœuvre à effectuer à cinq tours de la fin, mais plutôt une manœuvre de dernier virage. Et en course, quand on lance un boomerang, il faut faire attention, car il revient toujours. Il faut être très prudent.

Comment s’est passée votre course ?

Je prenais du plaisir, et à dix tours de la fin, j’aurais du m’arrêter. Honnêtement, je n’en pouvais plus. Mais j’étais là, je me sentais à l’aise, cette position est toujours motivante et donne envie de se surpasser, et tout cela m’a permis de terminer la course de façon plutôt positive.

C’était un mélange de souffrance et de plaisir. Le plaisir était peut-être au début de la course, mais ensuite j’ai beaucoup souffert et j’ai continué par fierté. C’était une question de fierté, de donner le meilleur de moi-même. C’était la principale raison. Au final, j’ai même amélioré mes temps car cette fierté, cette volonté de rester dans le groupe, m’ont poussé à aller de l’avant, et je n’ai pas abandonné car je ne me mettais pas en danger, ni personne d’autre. Je devais simplement être prudent dans les portions rapides, aborder les changements de direction de manière beaucoup plus fluide et contrôlée, afin d’éviter les erreurs.

Bientôt le Saschenring ?

J’ai une semaine et demie pour travailler. Je ne m’attends certainement pas à un miracle, mais je verrai comment je me sens une fois sur place. En théorie, les virages à gauche devraient m’aider un peu physiquement, mais le plus important, c’est que je n’aie pas perdu ma vitesse . Ce week-end, j’ai disputé le Sprint et le Grand Prix, et j’ai retrouvé mon rythme de course, ce qui était essentiel pour moi. Maintenant, il ne s’agit plus d’aller en Allemagne et de monter sur le podium, mais je devrai faire preuve du calme et de la patience qui m’ont fait défaut vendredi.

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