Qui aurait cru en début d’année que nous verrions le vice champion du monde WSBK 2024 avec les couleurs de Ducati Lenovo pendant la saison 2025 ?
Il a fallu des circonstances favorables, les voici :
La première est la blessure de Marc Marquez.
La seconde est la montée en puissance de Nicolo qui a largement confirmé sa saison 2024 et qui a joué le titre jusqu’au bout en 2025.
La troisième est le calendrier favorable, le championnat du monde de Superbike se terminant 4 semaines avant celui du MotoGP.
Et enfin dernière circonstance favorable, Pirelli deviendra le manufacturier de pneus du MotoGP en 2027, ce qui a poussé Ducati Lenovo à l’intégrer dans son équipe de pilotes testeurs en 2026.
Aujourd’hui il était en conférence de presse et dans une première partie, il aborde sa mentalité avant d’aborder ce grand prix du Portugal :
Comment vous sentez-vous ?
Je me sens très bien et j’aime beaucoup ces couleurs. Elles ressemblent beaucoup à ma tenue de Superbike, mais en mieux. Porter ces couleurs est tout simplement merveilleux.
Auriez-vous imaginer revenir dans ce paddock après 2021 ?
C’est peut-être la meilleure façon de revenir. Je suis dans l’équipe championne du monde et je pilote la moto du champion du monde. De plus, j’adore le circuit de Portimão. Il est vraiment génial.
On dit que vous auriez pu être à Sepang, c’est vrai ?
J’ai eu l’opportunité de me rendre en Malaisie. Mais j’ai demandé à Ducati s’il était possible de faire un essai au préalable. Le MotoGP est exigeant et très différent du Championnat du monde Superbike.
Le châssis est complètement différent, le moteur est plus puissant, il y a les freins en carbone et tous les autres équipements. Sans oublier les pneus Michelin, différents des Pirelli. Au final, tous ces petits détails font une énorme différence.
Comment s’est passé le test à Jerez ?
J’ai eu de la malchance lors des essais de Jerez car il a plu toute la journée du premier jour. Il faut toujours beaucoup de temps pour que l’asphalte sèche complètement à Jerez. Par conséquent, il restait des plaques humides sur la piste le deuxième jour. Je n’ai pu faire que 30 tours, je n’ai donc pas eu beaucoup de temps pour m’habituer à la moto. Je m’attends à un week-end difficile ici.
En 30 tours sur une MotoGP, on ne travaille sur rien d’autre (rires). On essaie juste de comprendre ce qu’il faut pour rouler en toute sécurité.
Que pensez-vous de l’arrivée de Toprak en MotoGP ?
C’est un pilote incroyablement talentueux, mais il devra beaucoup s’adapter l’année prochaine. Il est très performant au freinage, mais le pneu avant Pirelli est excellent et offre de bonnes sensations, notamment en virage. En MotoGP, il faut piloter différemment, je pense. Mais il a énormément de talent, c’est pourquoi je suis convaincu qu’il s’adaptera très bien.
Comment voyez-vous la saison 2026 ?
Je serai très occupé l’année prochaine. Lors de la négociation de mon contrat avec Ducati pour l’année prochaine, l’une de mes principales questions était de savoir quand je pourrais courir en MotoGP.
Nous avons alors convenu que c’était la meilleure opportunité pour moi. J’apprécie beaucoup les pneus Pirelli en Superbike ; mon style de pilotage leur convient parfaitement.
Lorsque j’ai appris que Pirelli s’engageait en MotoGP, j’ai encore plus cru en mes chances d’intégrer cette catégorie. Mon manager, Gigi Dall’Igna, et moi en avons discuté ; Gigi pense également que c’est bénéfique pour le développement de la nouvelle moto.
Quels sont vos objectifs pour ce week-end ?
Je n’ai pas d’objectifs précis. Je veux mieux comprendre la moto séance après séance et apprendre ce que je dois faire différemment par rapport à la Superbike.
Etes-vous nerveux ?
Pas vraiment, car je n’ai rien d’exceptionnel à prouver ce week-end. Je veux simplement profiter de cette opportunité.
