Malgré que les équipes satellites ou indépendantes (comme Gresini) ont souvent à présent du matériel officiel et un plus grand soutien que par le passé, il n’en reste pas moins qu’il reste des différences majeures.
Davide Brivio nous parle des principales différences.
Le team manager de l’équipe Trackhouse nous parle aussi de sa déception vis à vis de Raul Fernandez en début de saison et de la performance de Marc Marquez cette année.
Est-ce différent de travailler avec une équipe satellite ?
Oui, c’est différent. Différent parce qu’en travaillant avec une usine, on peut avoir un peu plus d’influence sur les choix, les stratégies et les moteurs. Une équipe indépendante change un peu les choses. Ici, l’objectif est plus commercial : il faut trouver des sponsors, des revenus, couvrir les coûts et même gagner de l’argent.
Ce n’est pas simple. Mais, en même temps, on peut prendre des décisions plus rapidement. Nous avons une relation directe avec le propriétaire, ce qui nous permet de décider rapidement de ce qu’il faut faire ou ne pas faire.
Quelles sont les principales différences ?
Le budget d’une équipe indépendante est incomparable à celui d’une usine. Il y a cinq équipes d’usine et six équipes indépendantes, et les différences sont très importantes, notamment en termes de ressources et de capacité à payer les pilotes.
Avant, la différence était encore plus marquée : les équipes indépendantes avaient des motos de l’année précédente, tandis que les équipes d’usine avaient toujours les dernières nouveautés. Aujourd’hui, la situation est un peu plus équilibrée, mais des différences subsistent.
Est-il plus difficile de recruter des talents dans une équipe indépendante ?
Avant, on pouvait former un pilote en interne. Par exemple, cette année, nous avons fait une promesse à Ai Ogura, un talent que nous avons essayé de faire évoluer vers un pilote de haut niveau. Mais maintenant, si une usine a besoin d’un rookie, elle le signe avec un contrat d’usine, le paie cher, puis le place dans une équipe indépendante. Sans cette collaboration, il faut faire preuve de beaucoup de créativité pour recruter des talents.
Comment gérez-vous votre relation avec des pilotes comme Raúl Fernández ?
Nous avons décidé de rester avec Raúl car nous le considérons comme rapide et talentueux, mais en début d’année, il gaspillait son potentiel. Nous discutons beaucoup. Je lui dis que s’il termine 17e ou 18e, ce n’est pas sa place. Nous devons comprendre ce qui ne va pas. Notre objectif est d’exploiter pleinement son talent. Il a encore une marge de progression.
Que pouvez-vous nous dire de la préparation des pilotes face à Marc Márquez et Ducati ?
Cette année, Márquez a été imbattable sur la Ducati d’usine. Tous les autres pilotes doivent comprendre qu’il est fort et que la Ducati est très difficile à battre. La contre-attaque commence maintenant : Pecco va redoubler d’efforts cet hiver, Jorge Martín va pouvoir récupérer, Bezzecchi sera plus régulier et Álex Márquez tentera également de progresser. Tout le monde se préparera à le défier l’année prochaine.
Quel est l’objectif de l’équipe pour le reste de la saison ?
Nous nous concentrons sur une place dans le top 10 sur plusieurs courses. Pour nous, être dans le top 10 ne signifie pas se contenter de la dixième place, mais plutôt viser la cinquième, la sixième ou la quatrième place. Si l’opportunité d’un podium se présente, nous devons être prêts. L’essentiel est de maintenir un rythme constant et de nous battre avec les meilleurs, même en cas d’erreurs ou de situations difficiles en course.
