Même si Fabio Quartararo est largement le meilleur pilote Yamaha au classement du championnat du monde, ce n’est pas la première fois que le triple champion du monde de Superbike termine meilleur pilote Yamaha, il l’a réalisé plusieurs fois cette saison.
Et ce week-end, il l’a fait par deux fois en sprint et en course.
Le turc regrette juste l’acharnement d’Alex Rins de le doubler en début de course car il pense que cette bataille l’a empêché de finir 12 ou 13ème.
Autre point positif qui prouve que Toprak est motivé, il dit s’être battu autant que si c’était pour une victoire en Superbike !
Dernier point, Toprak est heureux de retrouver les Pirelli et il connait déjà son programme avec une simulation de course sprint dès lundi matin ! Mais sa crainte, c’est le retour au pneu Michelin vendredi prochain !
Voici ses propos :
Que s’est-il passé avec Alex ?
Il a pris un bon départ, et j’ai essayé de le dépasser. Après le virage 13, il m’a doublé dans le dernier virage avant la chicane, et je me suis demandé pourquoi, vu que c’était le début de la course et que j’essayais de rattraper les autres, d’autant plus que j’étais plus rapide que lui et qu’il n’était performant que dans quelques virages.
Je suis en colère , mais je n’ai rien contre lui : c’est une course, c’est un pilote comme les autres, et c’est normal qu’il essaie de doubler. Je dis simplement que j’avais un meilleur rythme et que j’essayais de rattraper les autres qui creusaient l’écart, et je pense donc avoir perdu deux ou trois secondes en essayant de le dépasser. Si je n’avais pas perdu de temps à ce moment-là, j’aurais peut-être pu me battre avec Morbidelli et terminer 12e ou 13ème.
Au final, j’ai terminé 14e. J’ai attaqué fort, surtout dans les derniers tours, et j’ai dépassé Maverick . Les KTM sont très performantes en sortie de virage, alors j’essaie toujours de les rattraper au freinage et à l’entrée des virages. Quoi qu’il en soit, j’ai réussi à le dépasser entre les virages 11 et 12, en freinant très tard. C’était ma dernière chance, car si je ne l’avais pas dépassé à ce moment-là, il aurait creusé l’écart et je n’aurais pas eu l’occasion de le doubler ailleurs.
Deux ou trois tours plus tôt, j’avais vu sur la feuille de temps que j’étais 16e et j’ai tout donné pour terminer 15e, même si j’ai ensuite vu que j’avais fini 14e », a-t-il poursuivi. « Je n’avais pas vu Acosta (qui a abandonné, ndlr), mais j’aurais quand même tenté de prendre la position car je n’abandonne jamais : si un pilote est dans mon viseur, je dois le dépasser . J’ai attaqué à fond, perdant l’avant et l’arrière. Je battais comme en Superbike, mais là, je le faisais pour la 14e place, alors qu’en Superbike, je battais pour gagner la course. C’est la grande différence .
Cela a été une âpre bataille contre Vinales que l’on a pas vu à l’écran ?
J’étais 14e, peu importe que quelqu’un l’ait vu ou non. Je me battais pour moi-même : je n’abandonne jamais et je donne toujours plus de 100 %. Même en Superbike, je me battais contre moi-même, et dans les huit derniers tours environ, je me suis répété de ne jamais lâcher prise. Croyez-moi, c’était vraiment difficile de le rattraper, car ils creusent toujours l’écart dans la ligne droite, à la sortie du premier virage et du virage 7, et ensuite j’essayais de les suivre dans tous les autres virages.
C’est vraiment difficile pour un pilote, mais je n’ai pas abandonné. Je suis content d’avoir réussi à le dépasser à la fin, mais je suis surtout content de ne jamais avoir abandonné, car pour moi, la 14e place ne signifie rien. Des points, c’est toujours mieux que rien, mais je serais content d’avoir terminé dans le top 10, pas 14ème.
Demain journée Pirelli, qu’en attendez-vous ?
Ce sera un grand moment et j’en suis ravi. J’ai consulté le programme et demain je serai très occupé : je ferai de nombreux tours et une simulation de course sprint. Je ne sais pas pourquoi on commence par une simulation sprint, je suis fatigué car j’ai vraiment attaqué fort ces dix derniers tours (rires), mais c’est positif et peut-être que demain je pourrai m’amuser tout de suite avec les pneus Pirelli.
On verra aussi le moteur 850 et j’espère qu’on fera un grand pas en avant. Il y a beaucoup d’attentes, mais on verra. Je ne suis pas sûr que les Pirelli changent quoi que ce soit. Peut-être que ce sera plus sûr et qu’on aura un meilleur ressenti à l’avant ou à l’arrière, mais il nous faut un ensemble performant. On verra demain.
C’est difficile de se prononcer sans avoir encore vu la moto. Il vaudra mieux en parler après les essais. Le problème, c’est que demain je roulerai toute la journée avec les Pirelli, puis nous irons à Assen et nous remettrons les Michelin. Ça va être compliqué.

Un truc agaçant avec Canal Plus, à chaque GP ils s’évertuent à toper Quarta pour lui demander comment il sent les choses avant la course, et la réponse est toujours la même « j’en sais rien, on va essayer de faire au mieux, voilà… »… Super, merci, on est bien avancé… c’est pas parce qu’on est Français qu’on attend des nouvelles de nos compatriotes… allez interroger des gars motivés, des jeunes pousses qui n’en veulent, ce sera mieux pour tout le monde, merci.
Ben oui, en l’absence de Zarco faut bien qu’ils aient du grain à moudre c’est leur gagne pain !
Mais problème, Fabio c’est pas la joie, alors … misère !
C’est pas toujours Broadway comme au Mans l’année dernière avec pole de Fabio et victoire de Zarco.