Giorgio Barbier , directeur de la compétition moto chez Pirelli a apporté des précisions sur les différences de coûts des pneus entre le Superbike et le MotoGP.
Il faut rappeler que Pirelli a été le premier manufacturier à avoir bénéficié d’un contrat d’exclusivité pour fournir une catégorie moto en championnat du monde, c’était avec le Superbike en 2004.
On a eu aussi Bridgestone avec le MotoGP de 2009 à 2015 puis Michelin de 2016 à 2026.
Ce qu’on ne savait pas, c’est qu’en MotoGP, les pneus sont fournis gratuitement aux différentes équipes du plateau.
Ce n’est pas le cas en Superbike, en Moto3 et Moto2 où les équipes paient les pneus.
Pirelli quant à lui paie le MotoGP pour avoir l’exclusivité d’être le seul fournisseur.
Barbier a également expliqué pourquoi les pneus MotoGP ne peuvent être achetés sur le marché libre : le règlement impose leur exclusivité, empêchant ainsi les fabricants de les utiliser pour des essais privés.
Et concernant le coût d’un pneu MotoGP, il ne doit pas être si élevé que cela car il est fabriqué chez Pirelli dans la même unité de production que les pneus du Superbike dont on sait que le pneu arrière coûte à peu près 300 euros et qu’il est disponible dans le commerce.
Bien que les matériaux et les procédés de fabrication diffèrent, Barbier laisse entendre que le coût de production est proche de ce montant.

Pirelli paie pour pouvoir fournir des pneus gratuits en Moto GP.
Si seulement mon concessionnaire pouvait faire la même chose pour moi. 😁
T’es pas éligible Mildes
Les concessionnaires ne peuvent rien pour toi ni les Triumph, sauf si t’as une Moto2 🤗
300 balles le gomard, ça veut donc dire que si chaque pilote utilise son allocation entière de pneus durant un weekend, c’est à dire 14 avant et 12 arrière, soit 26 pneus, il claque pour 7800€ de pneus.
Si c’est la même chose pour les 22 pilotes de la grille, 171600€ de caoutchouc sont brûlés chaque weekend de course.
Bien évidemment ça n’arrive pas souvent mais ça fait quand même cher… surtout pour des pneus lisses !
Calcul intéressant. 👍
Même si on peut subodorer qu’il reste quelques pneus non utilisés, c’est impressionnant.
À ne pas reproduire dans une assemblée ultra verte qui va interdire, aussi sec, les compétition mécaniques pour limiter les poussières fines issues de l’usure de ces pneus.
On aura beau leur dire que les spectateurs en inhalent un maximum pour préserver la nature … ça ne suffira pas. 😁
Bien vu Paddock, même si les pneus MotoGP couteront surement plus cher que les pneus WSBK, disponibles à la vente eux.
Et en plus ils doivent payer la « redevance » de fournisseur unique …
A la louche ça doit être plus proche des 500 000 € par week-end de course