Nicolo Bulega : « Toprak me manque ».

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 7 Min Read

Vu la domination de Bulega et Razgatlioglu en 2025, il était pratiquement sur que lorsque Bulega allait se retrouver sans son rival, il allait outrageusement dominer la catégorie.

Et aujourd’hui il a égalé les records de 13 victoires consécutives que Toprak avait réalisé deux fois.

Le pilote italien ne met pas des valises à la concurrence, il n’en a pas besoin car il n’est pas poussé dans ses retranchements comme avec le turc, non il gère ses courses, fait le forcing sur deux ou trois tours puis assure.

Il voit quand même que son coéquipier s’améliore mais de là à le battre à la régulière, cela sera difficile.

Nicolo Bulega a parlé aussi de son avenir et nous apprend que son manager ira à Jerez pour discuter avec des équipes MotoGP, mais que pour accéder à la catégorie reine, il faut que le scénario mis en place par plusieurs pilotes se réalise.

Pense t’il à un transfert de Bastianini vers Trackhouse qui lui laisserait le second guidon chez Gresini ? Nous le saurons très bientôt.

Voici ses propos :

Quelles sensations avez-vous eu ?

Honnêtement , c’est incroyable. J’ai d’excellentes sensations sur la moto en ce moment, je suis en pleine forme et je sais exactement quoi faire dans chaque situation . Comme hier : je savais quoi faire quand la pluie a commencé.

Je ferai certainement des erreurs, mais pour l’instant, je suis vraiment content de ma performance, de celle de mon équipe et de la moto . C’est un moment formidable pour nous.

Je veux juste continuer comme ça et profiter de ces moments. J’ai connu beaucoup de mauvais moments dans ma carrière, mais celui-ci est vraiment merveilleux. Maintenant, je connais aussi bien les mauvais moments que les très bons.

La Ducati est-elle la meilleure moto ?

Je suis content : je roule en Ducati, donc je suis en pleine forme. Je ne sais pas, c’est sans aucun doute la meilleure moto actuellement. Chaque Ducati bénéficie d’un excellent soutien du constructeur, qui est au top en ce moment : c’était déjà bien quand je suis arrivé en Superbike et ça l’est toujours.

Je me fiche de ce que les gens disent si je gagne juste parce que j’ai la meilleure moto ; l’important, c’est de gagner. Lecuona, Sam Lowes et tous les autres pilotes Ducati ont la même moto que moi, donc l’important pour moi, c’est de gagner et de les battre . Je me fiche de ce que pensent les autres.

Pensez-vous que votre patron est inquiet de la prime qu’il devra vous verser en fin de saison ?

Je pense que Cecconi ne se soucie pas de la prime, ce n’est pas son problème.

Vous avez égalé le record de victoires consécutives de Toprak, qu’en pensez-vous ?

Toprak me manque vraiment , car l’année dernière, on a eu de superbes duels. Je suis peut-être un peu en avance pour le moment, mais je pense que quelqu’un va me rattraper, et le premier sera sans aucun doute Iker , qui est déjà arrivé au sommet, tellement il est proche. C’est pourquoi je m’attends à ce qu’il puisse me battre dans certaines courses que je n’apprécie pas vraiment, car je ne suis pas invincible. On verra bien au fil de la saison.

C’est primordial d’avoir un coéquipier performant, car si l’on domine toujours largement, on finit par croire avoir atteint ses limites. Mais si votre coéquipier est compétitif, il vous pousse à vous surpasser, et c’est toujours important. C’est pourquoi je suis ravi d’avoir Iker dans l’équipe : c’est un pilote très fort . Il a couru en MotoGP pendant plusieurs années, et c’est important de l’avoir à mes côtés, car il me pousse toujours à me donner un petit plus.

Avez-vous souffert du froid ?

Pendant les deux ou trois premiers tours, je grelottais de froid, puis ça s’est un peu amélioré au fur et à mesure que je me réchauffais. J’ai dû mettre ma veste sur la grille de départ tellement il faisait froid. On a de la chance, car les Pirelli fonctionnent très bien même par basses températures. Ce sont de bons pneus, et c’est très important d’avoir de bonnes sensations avec eux quand il fait aussi froid. Il faut être prudent au premier tour, puis on peut attaquer quand on sent qu’ils commencent à chauffer.

Pouvez-vous nous parler de votre avenir ?

Les choses pourraient changer la semaine prochaine, car mon manager se rendra à Jerez pour discuter avec des équipes MotoGP et nous verrons ensuite. Peut-être qu’à Balaton, je pourrai vous en dire plus. Après Balaton, j’aurai mes premiers essais au Mugello le 5 mai.

Suis-je optimiste quant à la possibilité de courir en MotoGP l’année prochaine ? Je ne sais pas, c’est très difficile, car il n’y a pas beaucoup de motos et tellement de très bons pilotes. Il faudra donc que j’aie de la chance et que certains pilotes aillent là où je souhaite les voir. Mais même si je restais en Superbike, ce ne serait pas une mauvaise nouvelle, car je suis vraiment heureux en ce moment.

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