Après un shakedwon encourageant, la confrontation avec les titulaires des autres constructeurs a démontré qu’il restait beaucoup de travail chez le constructeur japonais.
Ce que n’a pas compris Miller, c’est que son meilleur temps en time attack a été seulement un centième plus rapide que son meilleur tour lors de la simulation sprint, 1’58″156 contre 1’58″166 au 1er tour lancé du sprint.
Mais le pilote australien est connu pour sa bonne humeur mais aussi son calme face aux difficultés, on est loin de l’agacement d’un Fabio Quartararo.
Il reste deux jours de test à Buriram mais chez Yamaha, on sait que le début de saison sera un test grandeur nature pour peaufiner la M1-V4.
Voici les propos de Jack Miller :
Pourquoi votre 1ère journée a été si difficile ?
Ce jour-là, je n’ai pas réussi à tirer le meilleur parti de la moto, mais ce n’était pas de sa faute. C’était la mienne. J’ai passé beaucoup de temps à changer des pièces, le châssis, et à essayer différentes choses.
Nous avons cherché à identifier les points forts, les points faibles et les pires aspects de chaque pièce afin de fournir au fabricant la réponse la plus claire et la plus précise possible.
Quels sont les points à améliorer ?
Quand la température change, c’est là qu’il faut savoir comment la moto va réagir. Maintenant, nous devons utiliser la même configuration de manière constante, nous la familiariser et bien la comprendre.
Nous devons encore travailler sur l’électronique, améliorer les performances du moteur et poursuivre notre développement à partir de là.
Il faudrait être extrêmement naïf pour essayer de construire une moto en neuf mois afin de rivaliser avec les meilleures au monde sans rencontrer la moindre difficulté.
Et au niveau chrono ?
J’étais content de la simulation. J’étais plus rapide en course qu’en chrono, et ça m’a un peu inquiété (rires).
Toprak s’est beaucoup plaint du pneu arrière, que pouvez-vous en dire ?
Lorsqu’on s’incline fortement et que le pneu commence à patiner, il ne s’arrête pas avant plusieurs rapports. Il est alors très difficile de gérer le transfert de charge et de maintenir l’adhérence.

Langage « diplomatique » obligatoire !
Jackass n’a toujours pas de contrat signé mais il ne cache pas les difficultés.
Quand bien même il serait en position contractuelle délicate, ça n’a jamais été le gars à casser du sucre sur le dos de son employeur.
Bonne chance à lui… il va en avoir besoin.