Maverick Vinales pense au poste de pilote testeur avant de revenir à plein temps !

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 5 Min Read

Depuis sa chute au Sachsenring en 2025, Maverick Vinales traine une blessure à l’épaule qui l’handicape énormément. De sorte qu’il alterne périodes sans compétition et des Grand-Prix où il ne fait que participer.

Et il l’a encore remarqué aujourd’hui à Phillip Island, il est incapable d’être rapide à cause de son épaule et qu’il sait qu’il serait très rapide sans ce handicap.

Aussi, se profile une solution pour lui, ne pas couper avec le MotoGP pour garder un certain rythme mais lui permettre d’avoir un emploi du temps qui permette à son épaule de guérir.

Donc ce qui est envisagé, c’est de devenir pilote testeur et on parle beaucoup de Ducati car on a vu en Indonésie Maverick discuter longuement avec Mauro Grassilli (Directeur Sportif de Ducati Lenovo).

Voici les propos de Maverick :

Comment te sens-tu ?

Je me sens vraiment mal ; ce n’est pas le Phillip Island dont je me souviens. J’ai mal et je ne peux pas faire grand-chose – j’essaie juste de sauver le week-end. Depuis Mandalika, j’ai très mal aux épaules – j’ai trop forcé. Hier, j’ai passé des examens et, heureusement, les tendons vont bien. Le problème, c’est que lorsque je sollicite mes épaules, la situation empire.

Si je reste à la maison, je me sens bien, mais dès que je commence à forcer, une inflammation se développe ailleurs. Je dois récupérer, et on verra ce que je peux faire pour être en meilleure forme pour le week-end prochain. Je ne sais pas – peut-être que je devrai consulter un autre médecin ou essayer autre chose pour me remettre en forme.

Que penses-tu pouvoir faire pour le reste du week-end ? Il risque de pleuvoir…

Peut-être que ce sera une bonne chose pour moi. J’ai fait un chrono de 1’28”, mais je me sens vraiment lent ; je pourrais clairement aller beaucoup plus vite. Le problème, c’est que je suis très lent dans les changements de direction, et c’est ce qui me limite. Je ne peux pas attaquer davantage sur le reste du circuit.

Il y a deux ou trois virages où je peux être très rapide, mais après, je n’arrive pas à maintenir le rythme. Plus précisément, dans les virages 2 et 3, ainsi que 8 et 9, je suis très lent ; je ne peux plus piloter comme avant. Avant, j’abordais ces sections quasiment à fond, alors que maintenant, je suis bloqué dans les changements de direction. Ce n’est pas idéal ; je suis frustré, mais c’est comme ça et je n’y peux rien.

Maverick, on a beaucoup parlé de la possibilité que je devienne pilote d’essai pour Ducati. Grassilli a déclaré ouvertement avoir discuté avec toi…

D’une certaine manière, je ne veux pas disparaître du MotoGP l’année prochaine. Je dois trouver un moyen de rester en contact avec ce milieu, mais pour l’instant, ma priorité est de récupérer mes épaules. Si je suis lent sur un circuit comme Phillip Island – où je peux normalement rouler les yeux fermés et être rapide – c’est qu’il y a un problème.

La moto fonctionne très bien. Ici, en revanche, je devrais être rapide : si ce n’est pas le cas, c’est que je ne suis pas au top de ma forme. Ma priorité, c’est la récupération. Ensuite, je dois trouver un moyen de rester en contact avec le MotoGP, si possible, car une fois mes épaules rétablies, je pourrai redevenir très rapide. Je dois évaluer les opportunités de rester impliqué dans ce milieu et déterminer si je pourrai revenir à la compétition dans les années à venir.

Qu’est-ce que les médecins vous ont dit ?

Ils m’ont dit que c’était une blessure très difficile à soigner. Pour une épaule normale, cela peut prendre des années, pas seulement des mois. Le fait que je puisse rouler est déjà un signe positif, mais je dois laisser le temps à mon épaule de guérir. J’essaie de le faire, mais dans ce milieu, il n’est pas facile de trouver le temps nécessaire. On peut être un excellent pilote, mais en MotoGP, le temps de récupération est très court.

Leave a review