Ce weekend à Aragon, le septuple champion du monde MotoGP espère renouer avec la victoire et reprendre les points perdus à Silverstone.
Ce circuit met particulièrement en valeur ses points forts sans compter que la Ducati devrait y être plus à l’aise face à l’Aprilia.
Il pense que son épaule ira mieux car il l’a constaté en salle de musculation.
Il nous parle de ses impressions avant ce week-end très important :
Pourquoi appréciez-vous Aragon ?
J’ai découvert ce circuit en 2010, c’était lors d’essais réservés aux 125 cm³ et aux Moto2. Je me souviens avoir réussi à suivre le rythme de certains pilotes Moto2 en 125 (sourires). Il y a des circuits où l’on est rapide immédiatement, même si ma première course ici s’est terminée par une chute au premier virage. Je dois dire que je prends toujours du plaisir à Aragon, quel que soit le résultat.
Comment va votre bras ?
Un coureur espère toujours faire mieux, mais ma convalescence se déroule bien. Mon bras ne subit aucune rechute inattendue. Ça va bien, même si je suis fatigué. Je n’ai plus ces épisodes de chute que j’avais en début d’année. Je suis plus régulier.
Quel est le problème ?
Mon bras a subi sept interventions chirurgicales différentes. Je dois rester très concentré. Quand tout est facile, on peut se détendre. Si je veux me battre pour la victoire, je dois tout calculer, car là où mon corps flanche, mon mental doit compenser. À Silverstone, j’ai essayé d’attaquer dès le vendredi. J’étais plus agressif. Mais je ne suis pas encore prêt. Je pensais être meilleur après la pause estivale. Il faut donc que je retrouve une meilleure gestion de la situation pour être plus frais dimanche.
Serez-vous obligé de gagner ici ?
Ce n’est pas une question simple, car il reste encore beaucoup de courses et nous serons confrontés à de nombreuses situations différentes. Mais si je veux avoir la moindre chance de me battre pour le titre, je dois tirer le meilleur parti des circuits qui me sont favorables. Cela signifie marquer les trente-sept points ou m’en approcher au plus près. Je vais donc essayer de gérer la situation au mieux pour au moins me battre pour le podium et, si possible, pour la victoire.
Les Aprilia sont-elles les seules à être redoutables ?
J’y ajouterais Alex et Di Giannantonio, qui étaient plus rapides que moi à Silverstone. Il n’y a pas que les Aprilia. Les pilotes Ducati prouvent aussi que notre moto est compétitive. Sur certains circuits, nous sommes devant, sur d’autres, derrière. Nous avons une moto compétitive pour viser la victoire.
Ressentez-vous une pression particulière ?
Il y a toujours de la pression, pour tout le monde, mais je n’en ressens pas plus qu’avant. L’an dernier, piloter me venait plus facilement, alors qu’à Silverstone, même en donnant le maximum, vendredi et samedi, je n’ai pas fait mieux que quatrième ou cinquième. De plus, ce circuit devrait être plus favorable à mon bras droit grâce à ses nombreux virages à gauche. J’aimerais aussi être compétitif lors des prochaines courses. Si j’en suis capable, je le serai ; sinon, il y aura d’autres courses.
