Qui remplacera Nicolo Bulega chez Aruba ? Stefano Cecconi nous explique tout.

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 4 Min Read

Le propriétaire de l’équipe Aruba va avoir l’embarras du choix pour remplacer le leader du championnat du monde, auteur de 23 victoires en 24 courses cette saison.

Mais avoir le choix est une chose, encore faut-il trouver le bon profil et un pilote motivé.

Bulega a déjà donné son avis, il conseille à Aruba de recruter un pilote MotoGP et qui connaisse les pneus Michelin.

Mais Stefano Cecconi veut aussi un pilote très motivé, pas un pilote MotoGP qui viendrait en Superbike et y passer une semi-retraite.

Voici ses propos :

Sur quels critères recruterez-vous le remplaçant de Nicolo Bulega ?

Le critère essentiel ? Avant tout, il doit être motivé. Le désir d’être ici, d’être un coureur heureux de participer à ce projet. Nous avons été confrontés à une situation similaire lorsque nous avons choisi Lecuona. Il est clair que l’enthousiasme ne suffit pas : un coureur doit être rapide, c’est une évidence. Cependant, avec autant de coureurs rapides, la motivation devient un paramètre crucial.

Une personne qui se sent exclue, en colère contre le monde entier, en quête de vengeance ou de justification, ne correspond pas à l’état d’esprit que nous recherchons chez un pilote. Je veux quelqu’un qui soit heureux d’être ici, qui considère cet endroit comme le meilleur qui soit, qui soit satisfait des conditions de travail et qui ne se sente ni sous-estimé ni victime d’injustice. Si vous partez avec cette attitude, honnêtement, je ne veux pas payer quelqu’un pour le contrarier : je veux des personnes qui croient être à leur place.

Ces derniers temps, le Superbike ne semble plus être un plan B.

Je pense que beaucoup de jeunes pilotes commencent à comprendre qu’accéder au MotoGP ne signifie pas forcément passer par le Moto2. Il existe une autre voie. Ces dernières années, le Superbike a accompli quelque chose d’important : on ne prend pas sa retraite ici, on vient y construire sa carrière. C’est une perspective complètement différente d’avant. Bien sûr, nous avons toujours quelques vétérans, mais aussi de jeunes talents.

Prenez Toprak ou Bulega : ils sont passés par ici avant d’avoir l’opportunité d’accéder au MotoGP. C’est pourquoi même les jeunes pilotes qui souhaitent progresser s’intéressent à ce championnat. Ils le voient comme une étape qui peut leur permettre de devenir des pilotes de premier plan ici, car ils s’y sentent à l’aise et apprécient le format du championnat, ou de franchir un cap. Ce n’est plus un plan B : c’est en train de devenir un plan A. Et j’aimerais que ça le reste, car je pense que beaucoup de pilotes seraient ravis de venir ici.

Cela dit, un choix reste à faire…

Bien sûr ! Avant tout, il doit être un pilote rapide. Ensuite, je dois être convaincu de sa réelle motivation, et pas seulement en paroles. Ça se voit tout de suite : dès les premiers essais, la première course, on sait si quelqu’un est dans un bon état d’esprit. Enfin, il y a la question qui revient sans cesse : doit-il être italien ? Non, pas forcément. S’il l’est, tant mieux, mais on ne peut pas partir du principe qu’il est italien. Ce serait absurde de choisir quelqu’un uniquement pour sa nationalité, sans se soucier de ses compétences, de sa vitesse, ou de sa réelle envie de venir. Bien sûr, personnellement, je préférerais qu’il soit italien, mais au final, il faut évaluer toutes les options.

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