Luccio Cecchinello : « J’aimerais tester une MotoGP mais Honda ne me le permettra pas ».

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 3 Min Read

Malgré les années qui passent, l’ancien pilote qui a fait toute sa carrière professionnel dans le championnat du monde 125, a gardé sa passion pour le pilotage.

Et voir de tels bolides chaque jour dans le box aiguise les appétits. Sauf que faire rouler une telle moto demande une préparation et une équipe conséquente, c’est donc un budget à prendre en compte.

Plus sérieusement, il parle aussi de la probable décision de ne confier qu’une seule moto aux pilotes MotoGP pendait tous les essais.

Voici les propos de Luccio :

Aimeriez-vous tester la Honda MotoGP ?

J’ai testé une MotoGP 2014, mais Honda nous interdit contractuellement d’utiliser ces motos à d’autres fins que la compétition. De plus, le nombre de moteurs est limité, et piloter une telle machine nécessite au moins une douzaine de personnes. Pour mon plaisir personnel, Honda n’accepterait probablement pas une telle chose… mais oui, j’aimerais bien l’essayer, surtout le départ. Avec le kit d’abaissement, le 0 à 100 km/h en 2,05 secondes est vraiment impressionnant.

Pour l’avenir, la nouvelle réglementation entrera en vigueur en 2027. L’une des options envisagées est la suppression de la deuxième moto, surnommée « mule ». Quel est votre avis à ce sujet en tant qu’ancien pilote, manager d’équipe et président de l’IRTA ?

Il y a deux aspects à prendre en compte. D’une part, la nécessité pour les fabricants de maîtriser les coûts, d’où la proposition d’utiliser un seul vélo. D’autre part, il y a la nécessité de poursuivre le développement technique. »

Posséder une seule moto complique la comparaison de deux cadres, deux bras oscillants, un composant ou même deux configurations différentes. Sans comparaison directe et immédiate, tout devient plus complexe.

C’est pourquoi cette proposition ne fait pas l’unanimité. Dorna et MotoGP Group ont indiqué qu’ils n’accepteraient cette orientation que si, en cas de course interrompue ou de redémarrage après un drapeau rouge, le pilote dispose toujours d’une moto de rechange.

Prenons l’exemple d’un carambolage au premier virage : nous ne voulons pas nous retrouver avec un deuxième départ et une grille de départ clairsemée.

À ce stade, il faut se demander s’il est vraiment judicieux de n’utiliser qu’une seule moto alors qu’il faut encore en construire, transporter, entretenir et maintenir en état de marche une seconde. D’un point de vue financier, les économies ne seraient pas si importantes.

Il y a aussi un problème de sécurité : une moto restée à l’arrêt et destinée uniquement à un redémarrage doit tout de même être vérifiée et testée. La question reste ouverte et nous poursuivons les discussions à ce sujet.

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