Le pilote espagnol a souvent été proche du sommet des pilotes en Europe dans les championnats de motos de routes mais il regrette qu’il n’ait jamais eu la chance de disposer d’un matériel au top.
Malgré des podiums en championnat du monde Superbike entre 2016 et 2018 et deux fois 7ème du championnat sur une Ducati indépendante, le coup de fil d’une équipe officielle n’est jamais venu.
Aujourd’hui, à 40 ans, il est pilote d’essais Bimota et il savoure sa retraite sportive.
C’était à l’inter-saison 2018/2019. J’ai reçu quelques offres pour courir en championnat Superbike. Mais, avec tout le respect que je dois aux employés de McDonald’s ou de supermarché : on m’offrait 12 000 € par an.
À l’époque, je montais sur des podiums en Championnat du Monde et je touchais 1 000 € pour chaque podium. Dans une équipe d’usine, en revanche, les pilotes reçoivent 30 000 €, 20 000 € ou même 15 000 € par podium. Je ne comprenais pas. Je m’attendais à avoir ma chance dans une équipe d’usine. Lors des dernières courses, j’ai certes terminé sur le podium, mais on se dit : mince, ce n’est pas suffisant. C’était vraiment frustrant.
Depuis ma retraite, je me sens beaucoup mieux. Je suis plus détendu et je vis la moto d’une manière totalement différente. Si j’avais su cela, j’aurais pris ma retraite bien plus tôt, honnêtement !
