Au soir du grand prix d’Allemagne, Pedro Acosta occupait la 8ème position du championnat du monde et il avait devant lui des pilotes comme Morbidelli, Giannantonio ou Zarco. Et il avait 98 points de retard sur la 3ème position de Pecco Bagnaia.
10 grands prix plus tard, il a laissé loin derrière lui les 3 premiers pilotes cités et il n’est plus qu’à 3 points de Bagnaia !
Malgré un petit creux à San Marin et au Japon, sur les 10 derniers GP, Acosta a inscrit au moins 20 points sur 6 week-end et deux weekend à 18 et 19 points !
Avec un tel rythme, il n’est pas étonnant de le voir dans le top 5 du championnat et il va jouer le top 4 lors de la finale à Valence.
Comment expliquez-vous vos performances depuis de nombreux GP ?
Pendant la trêve estivale, nous avons beaucoup réfléchi à la manière d’améliorer la régularité et les performances de notre moto. Cela a manifestement porté ses fruits. C’est pourquoi je n’ai plus besoin de prendre autant de risques.
Cependant, notre plus gros désavantage par rapport à nos adversaires réside dans la phase de départ. On a l’impression que le temps nécessaire pour que nos pneus atteignent leur température optimale est interminable. Ensuite, nous sommes assez rapides, mais nous avons souvent du mal à rattraper notre retard.
On peut faire tout ce qu’on veut avec la gestion des pneus, mais on n’y arrive pas. Bien sûr, c’était encore trop tard pour la victoire. Bezz et Alex étaient bien plus rapides en début de course.
Il faut se contenter de ce résultat. Si on m’avait dit en début de saison que je n’aurais que trois points de retard sur Pecco avant la dernière course, j’aurais signé tout de suite.
Certes, Marc Marquez n’est pas là. Mais quand on voit les belles performances d’Alex et les progrès de Marco Bezzecchi et d’Aprilia, on peut dire qu’on a tiré le meilleur parti de cette saison. J’ai tout donné en course. Je suis complètement épuisé.
J’ai eu un échange important avec Dani Pedrosa via WhatsApp. Ses retours et nos échanges sont devenus de plus en plus importants pour moi cette saison. Je ne suis qu’à ma deuxième saison de Championnat du monde. Son expérience est telle que son point de vue m’est extrêmement précieux. Dani et Pol font un travail formidable et sont essentiels à notre équipe et à l’amélioration de nos performances.
