Marco Mélandri « Cela m’a réconforté de voir que même Rossi et Hayden n’ont pas réussi à dompter la Ducati ».

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 4 Min Read

Le pilote italien était un grand espoir de la catégorie reine. 2 fois sur le podium du championnat du monde 25 (3ème en 1998 et second en 1999), le passage en 250cc a encore été meilleur, 5ème en 2001, 3ème en 2002 et champion du monde en 2003.

Il intégrait la catégorie reine chez Yamaha mais après deux années très moyennes, il partait chez Honda et finissait directement second du championnat du monde derrière Valentino Rossi en 2005. Il confirmait en 2006 et 2007 en terminant 4ème puis 5ème.

Mais en 2008, nouveau challenge et là énorme déception, il part chez Ducati et se retrouve avec une moto inconduisible et alors que Stoner finissait second du championnat, Mélandri ne terminait que 17ème !

Ensuite départ chez Kawasaki sans plus de succès et sur ce manque de résultats, il quittait le MotoGP pour partir vers le WSBK en 2011.

Et malgré une énorme régularité, sur 6 saisons, il n’a jamais terminé au delà du top5 du championnat mais il n’a jamais été titré. Sa meilleure saison a été la première chez Yamaha avec une place de vice-champion du monde.

Ensuite il partait chez BMW (3ème et 4ème en 2012-2013) puis nouveau transfert chez Aprilia en 2014 et une place finale de 4ème.

Aprilia lui redonnait une chance en MotoGP en 2015 mais au bout de 8 grands prix il était débarqué pour manque de résultats.

Il revint en Superbike en 2017-2018 avec Ducati Aruba et termina 4ème et 5ème et c’est ainsi que la carrière de Marco Mélandri se terminait.

Voilà le résumé d’une belle carrière mais dans laquelle il manque le titre suprême.

Marco nous en fait un petit résumé après son passage chez Ducati :

Quand j’ai débuté chez Ducati en 2008, après les trois premiers tours de la première course, j’étais terrifié. J’avais déjà tout compris : la Ducati était un bloc de béton, une Ciao cabossée.

D’une certaine manière, cela m’a réconforté de voir que Rossi et Hayden avaient aussi rencontré des difficultés. Seul Stoner parvenait à la piloter, et même aujourd’hui, il ne sait pas pourquoi. Quand je regarde la Ducati d’aujourd’hui, j’éprouve un petit regret.

Chez Kawasaki, nous étions six dans une équipe quasiment amateur. Il est plus facile de changer d’équipe que de moto. On a besoin de relations humaines, de personnes qui vous comprennent, avec qui le courant passe immédiatement.

Puis je suis passé chez Aprilia, c’est arrivé précisément au moment où Gigi Dall’Igna est parti chez Ducati. Le pire, c’était chez BMW en 2013, car alors que j’étais en tête du championnat du monde, ils nous ont annoncé la fermeture de l’équipe.

J’ai un regret, j’aurais aimé être le coéquipier de Valentino. Nous avons grandi ensemble et j’ai toujours été en compétition avec lui.

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