Ce week-end, c’est la manche à domicile pour le double vice-champion du monde en titre. C’est donc un moment très spécial pour lui et il voudra continuer sa formidable série de victoires.
Bien sur, il a été interrogé sur son avenir et malgré le fait qu’il ne puisse rien dire, on sent que son discours a évolué vers quelque chose de plus positif et il en rigole car il ne peut pas dévoiler la nouvelle.
Il parle aussi de la très bonne prestation de son coéquipier Iker Lecuona à Balaton Park, ce qui donne du crédit au niveau du Superbike.
Y a-t-il quelque chose de différent par rapport aux autres week-ends ?
Non, j’aborde cette course comme n’importe quelle autre. Inutile de me mettre la pression, je dois piloter comme d’habitude. Évidemment, je suis ravi d’être ici, et un bon résultat serait encore plus spécial. Nous sommes dans une situation très positive et nous avons obtenu des résultats importants, mais je maintiens que le championnat est encore long et que le plus important est de marquer des points. Cela dit, il est clair que gagner ici à Misano, que je considère comme mon Grand Prix national, serait fantastique. J’aurai beaucoup d’amis pour me soutenir, et ce serait vraiment un moment exceptionnel.
Après Misano, il y aura une pause de quatre semaines. Qu’en pensez-vous ?
En Superbike, nous sommes habitués aux longues pauses entre les manches. Quand on obtient de bons résultats, on a naturellement envie de reprendre la compétition tout de suite, car on est très motivé, mais cela fait partie du championnat et il faut s’adapter.
Comment évaluez-vous la performance d’Iker Lecuona en MotoGP à Balaton ?
Je suis ravi de la belle performance d’Iker à Balaton. C’est une excellente chose pour moi, comme pour le Superbike, car cela prouve qu’un pilote compétitif dans notre championnat peut l’être aussi en MotoGP. Certes, plusieurs chutes ont affecté le résultat final, mais il a été rapide tout le week-end. Si l’on regarde les chronos, il a toujours été compétitif malgré son manque d’expérience sur cette moto.
En fin de course, il a réussi à distancer des pilotes bien plus expérimentés. Cela démontre son potentiel et le haut niveau du Superbike. On dit parfois que je ne cours contre personne, mais je cours contre un pilote qui, pour sa première course sur une MotoGP moderne, a terminé septième.
Quelle est la différence entre une Superbike et une MotoGP ?
Les motos sont complètement différentes. Certes, l’ADN de Ducati est le même, mais les pneus à eux seuls changent radicalement la façon de piloter. Il y a aussi de nombreux aspects techniques différents. La MotoGP exige l’utilisation constante de systèmes d’abaissement de la suspension, ce qui n’est pas le cas en Superbike. Il faut penser à beaucoup plus de choses en pilotant. Je ne dirais pas que c’est plus difficile, c’est juste différent. C’est un peu comme passer de l’habitude d’écrire de la main droite à l’écriture de la main gauche : ce n’est pas forcément plus difficile, mais il faut s’adapter à un système totalement différent.
On parle beaucoup de votre avenir. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Je ne peux pas en dire beaucoup pour le moment. Nous travaillons d’arrache-pied et je sens le soutien de Ducati à ce stade. C’est important pour moi de ressentir ce soutien, car cela signifie qu’ils croient encore en moi, peut-être même au-delà du Superbike, et cela me motive énormément. Nous avons des nouvelles, mais comme à chaque fois [qu’on me pose la question], je ne peux pas vous les dire, (Rires).

Écrire de la main gauche …
J’ai essayé…
Hum …
Bref je ne pourrai pas passer du Moto GP au WSBK …
Ou l’inverse ! 🤪