Le leader incontestable du championnat du monde de Superbike n’a toujours pas de réponse pour la saison prochaine. Son manager est au Mugello mais pour le moment, aucune réponse définitive.
Mais d’après ce qui se lit ici et là, Morbidelli et Marini seraient hors jeu pour le second guidon de la VR46. La selle restante se jouerait entre Vietti et Bulega.
Vietti a l’avantage d’être de la VR46 et il fait un bon début de saison 2026 en Moto2.
Bulega a l’avantage de connaitre les Pirelli et d’avoir prouvé depuis 4 années qu’il est devenu un pilote très mature en devenant la terreur du championnat WSBK. Il a aussi l’avantage de diriger le développement de la future GP27 avec laquelle il a fait un chrono impressionnant ce mardi à Misano.
Nicolo Bulega pense du bien de son pote Vietti mais pense avoir une longueur d’avance.
Il est à Aragon pour la 6ème manche du WSBK mais chaque jeudi avant le début des premiers essais libres, c’est toujours la même question qui revient sur son avenir.
Voici ses propos :
J’ai le sentiment d’avoir cette opportunité car j’ai fait mes débuts en Superbike il y a deux ans et demi et j’ai remporté de nombreuses courses. Je suis un bon pilote de Superbike, avec une excellente équipe et une bonne moto. J’aimerais passer en MotoGP car je pense que le moment est venu. De plus, je me sens beaucoup plus prêt qu’il y a quelques années.
Si l’opportunité se présente, ce serait le moment idéal. VR46 a beaucoup à considérer, car Vietti est un pilote de l’Académie et il réalise actuellement de très belles performances en Moto2. Il est naturel qu’ils veuillent également le prendre en considération, car ils ont amené de nombreux pilotes de l’Académie en MotoGP et il pourrait être le dernier à suivre cette voie. Je le comprends.
Vous avez mentionné Vietti : pourquoi choisiraient-ils Bulega ?
Je suis peut-être mieux préparé pour les grosses cylindrées, car j’ai de l’expérience en Superbike avec les pneus Pirelli, l’électronique et une puissance bien supérieure. Je pense que, ne serait-ce que pour ce type d’adaptation, il serait préférable de me choisir.
N’avez-vous pas peur que Valentino ne favorise l’un de ses pilotes ?
Je ne sais pas. Je ne peux pas lire dans les pensées de Valentino, et j’ignore ce qu’il a en tête. Je me concentre sur moi-même. Nous échangeons beaucoup avec Ducati, qui me soutient, et j’apprécie leur soutien. On verra bien, car la décision finale lui appartient, et il se décidera bientôt.
Êtes-vous toujours en bons termes avec lui ?
Oui, il m’envoie souvent des messages. À chaque fois que je vais courir, il m’envoie un message. Il m’arrive même de lui demander si je peux aller m’entraîner avec lui. On se voit aussi de temps en temps pour dîner, donc oui, nous avons une bonne relation.
Ne pensez-vous pas que les performances actuelles de Toprak en MotoGP pourraient nuire à la réputation des pilotes venant du Superbike ?
Pas à mon avis. Yamaha n’est pas au sommet de sa forme actuellement. Même un champion comme Quartararo, qui a piloté chez Yamaha pendant six ans ou plus, est en difficulté. Parfois, il est très compétitif, mais il lui arrive de perdre en efficacité. Même un pilote aussi exceptionnel que lui a du mal avec Yamaha. Et ceux qui arrivent du Superbike se retrouvent avec une moto complètement différente de celle de Pirelli : c’est presque l’inverse. Cependant, j’aimerais souligner un point concernant Toprak.
Lequel ?
Parfois, il parvient encore à devancer les autres pilotes Yamaha et à rester relativement proche du peloton. Mais ceux qui sont nouveaux dans l’équipe, avec seulement quelques mois d’expérience, ont la vie dure. Quand on débute comme ça, et qu’on est en retard, c’est difficile de rester motivé. Il a l’habitude de gagner en Superbike, mais je pense que l’année prochaine, avec les nouveautés et une meilleure moto, il pourra de nouveau remonter dans le classement. Je suis sûr qu’il peut être bien plus compétitif.

Belle maturité et propos sages.
Ça ne suffira peut-être pas pour le moto GP mais c’est toujours bon à prendre. 😉