Jorge Martin : « Je ne vois pas beaucoup de différences en performances entre l’Aprilia et la GP24 ».

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 4 Min Read

Peu de monde s’attendaient à ce que le champion du monde 204 soit tout de suite performant en ce début de saison 2026, surtout qu’il a été de nouveau opéré au mois de décembre de son épaule.

Alors certes, il reste encore dans l’ombre de Marco Bezzecchi mais le pilote espagnol s’améliore à chaque rdv et il doit aussi adapter l’Aprilia à son pilotage.

Il attend beaucoup de ce week-end au Mans :

Le Mans est-il l’un de vos circuits préférés, celui où vous avez le plus de chances de gagner ?

Je pense qu’il faut rester prudent avec les attentes ; c’était un circuit qui me convenait bien lorsque je pilotais la Ducati. On verra ce que ça donnera avec l’Aprilia ; ce sont des motos complètement différentes.

Au fait, Jorge Lorenzo a dit : « Aprilia est stable et agile, Ducati donne l’impression de conduire un tracteur. » Qu’en pensez-vous ?

Il faudrait demander à Lorenzo ; c’est son avis. Franchement, je ne pense pas qu’il y ait une si grande différence entre les deux motos.

N’y a-t-il aucune différence entre la Ducati que vous pilotiez en 2024 et cette Aprilia ?

J’ai l’impression que ce sont des motos différentes ; les piloter est différent, mais je ne ressens pas une grande différence en termes de temps au tour.

Quels sont tes objectifs ce week-end ?

Mon objectif est de progresser à chaque fois que je suis en piste, mais les essais offrent de meilleures chances d’y parvenir. Il faut maintenant voir si je peux appliquer ici ce que j’ai testé à Jerez ; c’est l’essentiel : si ça fonctionne aussi sur ce circuit, je pourrai dire que nous avons fait un petit pas en avant.

Lors de ces essais, en quoi la moto s’est-elle améliorée ?

À Jerez, j’ai ressenti une légère amélioration partout : au freinage, en milieu de virage et en sortie de virage . Nous avions également modifié les réglages, et je me sentais mieux. Ici, c’est un circuit complètement différent, avec plus d’arrêts et de redémarrages. Il faut être très intelligent, surtout dans une course d’une intensité maximale. Une moto stable facilite les changements de direction et le freinage ; heureusement, l’usure des pneus n’est pas un problème, donc nous devrions pouvoir maintenir un rythme constant.

La semaine prochaine, c’est le Grand Prix de Catalogne.

Barcelone est la plus grande inconnue de la saison . L’adhérence est inexistante ; l’an dernier, nous pensions que l’Aprilia était performante, mais nous avons rencontré de grandes difficultés. C’est une grande inconnue, mais je préfère ne pas y penser ce week-end.

De la pluie est annoncée : vous sentez-vous prêt à affronter ces conditions ?

À Jerez, j’étais très rapide en EL2, mais j’ai chuté en qualifications ; sinon, je pense que j’aurais pu continuer à progresser. Par le passé, non seulement sur le mouillé, mais surtout en conditions mixtes, j’étais assez mauvais, alors que maintenant, je me sens parmi les 5 ou 6 meilleurs.

Leave a review