Alberto Martinelli : « Bulega mérite le MotoGP, le problème c’est le manque de guidons disponibles ».

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 4 Min Read

Vu ses prestations en WSBK depuis 2024, vu ce qu’il a montré en Motogp en fin de saison dernière, il est indéniable que le pilote italien a la vitesse et le style parfait pour passer en MotoGP. Il l’a démontré au test de Valence en terminant à moins de 3/10ème du meilleur temps.

Cette saison, il est l’immense favori du championnat et sera aussi le pilote testeur de la Ducati GP27. Son premier test est d’ailleurs prévu à la mi-avril.

Le double vice-champion du monde en titre n’a qu’un but pour 2027, passer en MotoGP. Seul problème, les places sont rares et les espoirs sont minces.

Il semble que dans le clan Ducati, il lui reste une seule possibilité, celle du second guidon chez Gresini mais il est en concurrence avec Daniel Holgado.

Mais pour son manager Alberto Martinelli, Nicolo Bulega mérite d’aller en catégorie reine.

Quel est l’objectif de Nicolo cette saison ?

Après ce qu’il a accompli l’an dernier, nous attendons toujours le meilleur de Nicolò.
Il a commencé avec l’objectif de remporter le championnat du monde, non par arrogance, mais avec la conscience qu’il travaille pour obtenir le meilleur résultat possible.

Cependant, dans aucun championnat toutes les courses ne se déroulent parfaitement. Il y aura toujours une mauvaise course, de la pluie ou une erreur. Cela fait partie du jeu

L’important, c’est qu’il a déjà envoyé un signal fort et qu’il est la référence, tout en gardant les pieds sur terre. Quand on est en tête, le plus grand risque est de perdre sa concentration ou de sous-estimer un week-end. Il suffit d’un instant pour passer de héros à zéro ; l’histoire nous l’enseigne.

Qui fait la différence, Nicolo ou sa moto ?

J’ai toujours été constant sur ce point : il faut une alchimie entre le pilote et la moto. Il est clair que Ducati dispose aujourd’hui d’un package technique gagnant ; les résultats parlent d’eux-mêmes.

En même temps, il faut un pilote capable de maîtriser la moto, d’en connaître les limites et de ramener le résultat. Il ne sert à rien d’aller vite pour ensuite chuter.

En sport moto, au final, c’est toujours le pilote qui fait la différence. Si ce n’était qu’une question de machine, tout le monde gagnerait. Mais c’est Nicolò qui a remporté les courses. C’est donc lui qui fait la différence.

Mérite t-il de passer en MotoGP ?

Le mérite-t-il ? Oui, absolument. Vu le parcours qu’il a suivi, il mérite une chance, et il ne prendrait la place de personne.

Mais à l’heure actuelle, la situation est compliquée. Il y a beaucoup de pilotes et peu de motos. En plus, de très jeunes pilotes très talentueux arrivent de Moto2 et occuperont plusieurs places.

Quelles sont ses chances ?

À ce jour, nous n’avons aucune offre écrite entre les mains. Nous travaillons et discutons avec tout le monde, mais pour l’instant rien n’est arrêté.

Tout est très délicat : KTM, Honda, Gresini… il reste encore beaucoup de pièces à mettre en place. Tout le monde attend et personne ne conclut réellement.

Qu’est-ce qui bloque ?

Nicolò n’est pas le premier choix ; sinon, tout serait déjà réglé.

Nous devons être prêts si une place se libère. Chez Ducati, il semble que presque toutes les motos soient déjà attribuées. Peut-être qu’il en reste une, mais cela dépend de nombreux changements.

Il ne faut pas grand-chose pour que tout change, mais pour l’instant la situation reste très incertaine, et un autre aspect entre aussi en jeu.

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