Pecco Bagnaia : « Marc a fait un travail fantastique, comme toujours ».

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 5 Min Read

Alors que Pecco Bagnaia était cité parmi les favoris en arrivant à Buriram vu sa vitesse au texte de Sepang et sur ce même circuit, les choses se sont gâtées dès le vendredi après-midi.

S’étant perdu dans ses réglages, il a fait un time attack très moyen vendredi et a du passer par la Q1, cette dernière s’est soldée par une 3ème place et donc une élimination.

Aujourd’hui, englué dans le peloton, Pecco a fait avec les moyens du bord et a quand même récolté le dernier point en jeu.

Il nous parle de sa prestation :

Comment s’est passée ta course sprint et ton ressenti général aujourd’hui ?

Je n’ai pas fait un bon tour en qualifications. La vérité, c’est que les conditions ont beaucoup changé depuis les essais ; l’adhérence est moindre et, pour l’instant, je n’arrive pas à m’y adapter. J’ai rencontré beaucoup de difficultés, surtout ce matin en qualifications. Avec des pneus usés, ça va presque, mais quand il s’agit d’attaquer les chronos, hier comme aujourd’hui, je n’ai pas les sensations et je ne peux pas attaquer comme en essais.

Mais c’est là mon problème : la moto est la même, ce sont les conditions qui changent. J’essaie donc de comprendre. Quoi qu’il en soit, j’ai marqué aujourd’hui plus de points que lors des cinq dernières courses de sprint de l’année dernière. Il faut donc voir le bon côté des choses, rester calme et détendu, et continuer à travailler. Je dois accepter la situation et essayer de m’améliorer.

Est-ce lié à un manque de sensations à l’avant, comme l’an dernier ?

Ce n’est pas pareil. Tous les pilotes Ducati ont des problèmes de freinage et d’entrée en virage ; on ne freine pas bien, mais c’est un peu différent de l’an dernier. Je pense que, comparé à KTM et Aprilia, on a actuellement des difficultés au freinage et à l’entrée en virage.

Notre moto est un peu plus difficile à arrêter qu’elle ne l’était lors des essais. À mon avis, Marc a fait un travail fantastique, comme toujours : il a réalisé un tour incroyable en qualifications et en course, il a su s’adapter très rapidement et parfaitement à la situation.

Certains pilotes ont fait remarquer que les conditions de piste sont extrêmes, même avec les freins. Qu’en pensez-vous ?

J’ai failli m’épuiser aujourd’hui, mais c’est comme ça. Après deux tours, le voyant de surchauffe s’est allumé au tableau de bord, mais on ne peut pas vraiment y prêter attention. C’est comme ça, et il est assez difficile de freiner et d’avoir de la puissance à cause de la température.

Vous étiez dans le top 5 en course, mais vous avez terminé neuvième. Que s’est-il passé ?

Oui, oui, mais j’ai terminé neuvième. Il faut analyser ça. J’ai fait une erreur à trois tours de la fin ; je n’ai pas réussi à freiner dans le premier virage et je suis sorti large. Il y a une très faible différence entre bien freiner et ne pas freiner du tout. Mais en course, je pense avoir mieux piloté qu’en qualifications ; j’ai réussi à être plus régulier, plus agressif dans certaines entrées en virage.

Pourquoi vos sensations ont-elles autant changé par rapport aux essais ?

C’est plus mon problème que celui de la moto. La moto est ce qu’elle est ; il faut tout comprendre à l’avance et s’adapter. Comme je l’ai dit, les conditions sont très différentes de celles des essais, et j’ai du mal avec l’avant. La moto est nouvelle, et face à la nouveauté, certains comprennent vite, d’autres mettent plus de temps. J’ai toujours besoin de plus de temps pour m’adapter. J’essaie, mais c’est un long processus.

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