Alvaro Bautista : « Je suis satisfait de ma course 2 mais l’équipe et moins ne sommes pas encore prêts ».

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 5 Min Read

Un week-end mi-figue mi-raisin pour le double champion du monde 2022-2023.

Nous ne saurons jamais avec certitude si la cause du léger déclin d’Alvaro Bautista est du au lest intervenu début 2024 ou du à l’âge, toujours est-il qu’il n’a plus été dominateur depuis cette année là.

Avec de moins bons résultats, l’équipe officielle a du faire un choix, ne pouvant pas payer deux gros salaires dans son équipe, il a fallu qu’ils se séparent de Bautista car Bulega méritait une grosse revalorisation de son contrat.

Donc Alvaro s’est réfugié chez Barni avec la promesse d’avoir le même matériel que Nicolo Bulega.

Mais ce week-end, le pilote espagnol a surtout été dominé par son jeune coéquipier Yari Montella qui a terminé second de la course 1 et 4ème de la course Superpole. (Il a chuté en course 2).

Bautista sait qu’il n’est pas encore au top et parle de son week-end :

Ni moi, ni la moto, ni l’équipe ne sommes encore prêts. Hier, nous avons travaillé un peu sur l’électronique, car auparavant nous nous étions surtout concentrés sur les réglages, en effectuant plusieurs modifications entre les essais et cette course.

J’aurais aimé tester ça lors de la Course 1, mais malheureusement, à l’entrée du virage 11, j’ai touché le sélecteur de vitesse, j’ai passé la vitesse supérieure et la moto m’a fait sortir de la piste. C’était une erreur de ma part, mais il est clair que je ne l’ai pas fait exprès. Aujourd’hui, en revanche, j’ai essayé de modifier quelques paramètres et ça a fonctionné.

Lors de la Superpole, j’étais plus compétitif qu’en essais libres et même que le week-end dernier, ce qui prouve que nous progressons. Ensuite, sous la pluie pendant la Course 2, quand les sensations sur la moto sont devenues cruciales, je n’ai jamais eu l’impression de devoir prendre des risques inutiles pour maintenir un bon rythme, et j’en suis ravi.

Même si, dans les premiers tours, j’ai eu du mal à gérer les projections d’eau des pilotes devant moi. Une fois seul, j’ai pu maintenir un bon rythme sans prendre de risques.

N’ayant pas participé aux essais hivernaux, nous avons besoin de temps pour apprivoiser la moto et l’équipe. J’expérimente actuellement des choses que je n’ai jamais tentées avec mon ancien chef d’équipe, Giulio Nava, ou auxquelles il n’avait même jamais pensé. Cependant, comme il s’agit d’une nouvelle moto et que je souhaite progresser, je me suis laissé guider par les idées de Luca Minelli.

Concernant le lest, l’avantage, c’est que jusqu’à la fin de la saison dernière avec l’ancien modèle Ducati, j’avais du mal à gérer ces 7 kg en plus. Avec le modèle 2026, qui est nouveau, je n’ai plus besoin de me baser sur les données passées, mais uniquement sur mes sensations pour trouver de nouveaux réglages. C’est pourquoi nous testons différentes solutions pour gagner en confiance et repousser nos limites.

Indéniablement, je ressens davantage les 7 kg de lest sur certains circuits que sur d’autres. Et même si ma moto est plus légère en qualifications, c’est le cas pour tout le monde. Je suis donc toujours plus lourd que mes concurrents et il m’est plus difficile de réaliser un tour rapide.

Si l’on regarde les trois séances d’essais libres, je suis plus ou moins proche des meilleurs, mais en Superpole, tout le monde a du temps supplémentaire, contrairement à moi, car je suis à la limite à cause du poids supplémentaire. Alors je fais de mon mieux.

On travaille bien, mais je ne me sens pas encore à 100 %. Plus que satisfait, je suis confiant.

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