Miguel Oliveira : « Je ne sais pas quel est le challenge le plus difficile, celui de Toprak ou le mien ? ».

Philippe Martinez
By Philippe Martinez 4 Min Read

Après avoir passé 7 années en catégorie reine, Miguel Oliveira est passé au championnat du monde de Superbike.

Mais il ne le fait pas dans n’importe quelle équipe, il le fait dans l’équipe qui détient les deux derniers titres du championnat du monde des pilotes.

Mais tout comme Toprak en MotoGP, Miguel va devoir s’adapter à de nouveaux pneus et de nouvelles motos. Seul avantage de Miguel, c’est que la BMW est largement meilleure dans la hiérarchie dans le Superbike que ne l’est la Yamaha en MotoGP.

Il nous parle de ce challenge.

Comment vois-tu cette transition du MotoGP vers le Superbike ?

Le passage au Championnat du Monde Superbike représente le plus grand changement de ma carrière ; le défi est à la hauteur de mes attentes.

Changer de constructeur au sein d’une même catégorie est déjà un grand pas. Car il faut adapter considérablement son style de pilotage. Ces cinq dernières années, j’ai enchaîné les constructeurs, et cela a eu un impact considérable sur moi. On peut avoir une bonne moto, mais il faut trouver le bon équilibre entre son style de pilotage et les réglages nécessaires.

C’est seulement ainsi qu’on peut exploiter pleinement le potentiel de la moto et de soi-même. C’est vrai en MotoGP, mais aussi dans tous les championnats de haut niveau. Pour réussir, il faut une certaine compréhension, car il y aura des jours où l’on stagnera ou où l’on sera frustré. Tout cela fait partie du processus ; il faut en tirer des leçons et ne pas trop s’en faire.

Quel est le challenge le plus ardu, celui de Toprak ou le vôtre ?

Quand on est habitué à un certain style de pilotage avec certains pneus, il faut forcément s’adapter en MotoGP – ou en Superbike. Difficile de dire quelle transition est la plus ardue. Les deux le sont, si l’on veut être compétitif. Le changement est considérable et un pilote doit faire preuve d’une grande capacité d’adaptation pour le gérer efficacement.

Toprak possède une solide expérience en Superbike, acquise avec différents constructeurs, et a remporté trois championnats. C’est pourquoi je suis convaincu qu’il peut surmonter ses difficultés. C’est également mon cas : avec mon expérience en MotoGP, je devrais avoir les atouts nécessaires pour m’adapter à une Superbike.

Au final, on parle de motos avec un accélérateur et un frein (rires). Il y a quelques différences, et il faut s’y adapter. Une superbike est un peu moins rapide, a un freinage légèrement moins puissant et sa tenue de route en virage est moins bonne.

Mais on compare une moto à 200 000 € avec une autre qui coûte probablement un million ; Mais les différences au chrono ne sont pas si importants. Les performances d’une superbike sont assez impressionnantes ; c’est une révélation.

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