L’aventure en grand prix de Jake Dixon est terminée, direction à présent le championnat du monde de Superbike avec l’équipe officielle Honda HRC.
Le pilote britannique a eu une carrière atypique car il n’est jamais passé par le Moto3.
Il a commencé par le Supersport britannique avant de passer en Superbike toujours en Grande-Bretagne (le BSB) et il a fini second du championnat en 2018, ce qui lui a ouvert les portes du Moto2.
Après avoir végété 3 ans entre la 18ème et le 25ème position, Dixon a augmenté son niveau en 2022 et il n’est plus sorti du top 8 du championnat :
6ème en 2022, 4ème en 2023, 8ème en 2024 et 5ème en 2025.
Cette saison 2025 a été sa meilleure avec 3 victoires, 6 podiums et 2 pôles positions.
Et voyant que le MotoGP lui était barré, Jake a préféré regarder ailleurs et c’est le Superbike qui l’attend en 2026.
La tâche sera ardue car il arrive dans une équipe Honda en difficulté depuis de très longues années.
Voici ses impressions :
L’opportunité de passer en MotoGP n’est jamais arrivé, pourquoi ?
Les choses ne sont jamais arrivées au bon moment… et c’est la vie. Ça n’a pas marché pour pouvoir aller en MotoGP. Je suis d’accord maintenant. Au début, je ne m’entendais pas à ça mais je suis très, très content de la décision que j’ai prise.
Le fait d’être britannique a t-il rendu les choses plus difficiles ?
C’est très difficile parce qu’au Royaume-Uni, nous n’avons pas les mêmes circuits qu’ailleurs en Europe et venir ici coûte beaucoup d’argent. Vous avez besoin d’un grand sponsor depuis que vous êtes jeune.
Pourquoi tant de pilotes restent à quai en Moto2 ?
Être rapide sur Moto3, c’est bien, mais le Moto2 est un autre monde. Avec Dunlop, beaucoup ont souffert en grimpant, maintenant avec Pirelli, la transition est un peu plus facile.
Pensez-vous que cela sera plus facile avec les Superbike ?
Demande-moi dans une semaine et je te le dirai (il participe aux tests de Jerez les 27 et 28 novembre). Ce qui m’épargne, c’est que j’ai déjà de l’expérience dans les Superbikes, même si c’était il y a huit ans.
Ici en GP, vous êtes toujours en difficulté avec un châssis super rigide. En Superbike, la fenêtre est plus grande, plus permissive. C’est pourquoi beaucoup brillent en venant du Moto2. Je ne dis pas que les Superbike sont de bas niveau. Le top-10 est rapide. Mais la fenêtre est plus large qu’ici.
